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ROCK’N’ROLL SUICIDE (Première Partie)
Publié par Lithium Girl le 20/08/2008





«  Les Dieux eux-mêmes….. »

ZERO Nach Paris !

Ca date un peu, toutes ces chroniques de R’N’Paris….Monkees ; Cream, ELO, c’est pas tout neuf ! Certes il y a un public – et même une foule ( 2 millions des candidats pour le concert de Led Zep ) pour les Rockin’Dinosaurs, mais si, comme chante Neil Young après bien d’autres, «  R’N’R is here to stay »…faut s’intéresser aussi un peu aux petits enfants de l’age d’or. C’est vrai, chaque génération veut SES héros, et a vite fait de trouver « géniaux » des gamins malins qui ne font que repomper des groupes des 60’. Regardez les Hives sur Youtube, puis allez chercher de vieux shows des WHO… Mais il y a aussi de VRAIES nouveautés…

Si depuis plus de 50 ans – et quelle que soit l’étiquette du moment – le Rock reste la bande son de notre époque, c’est sans doute parce que les Stones et U2 remplissent les stades et qu’on guette l’improbable sortie d’un new Guns n’ Roses…C’est surtout parce que prolifèrent les groupes amateurs dont certains sont les Rem et Noirdez de demain.

L’Association RockinParis vient d’organiser son premier festival dans la capital ( CR sur le Site ). Merci à elle ! Beaucoup d’enthousiasme et des erreurs de débutant pour la pub, mais surtout l’occasion pour le public parisien de découvrir de bonnes nouveautés. High Hopes, Tribecca et Tame, qui tournent régulièrement , ont leur noyaux de fans sur Paris, mais Fresh Body Shop et Drunken Butterfly y débutaient. ZERO surtout, groupe franco-allemand basé à Berlin était attendu avec curiosité, en raison d’un titre diffusé sur Jamendo

I hope i die before i get old….

La violence de certains commentaires s’explique. Un groupe qui ose titrer un Rock – et quel ! – «  Les Suicidés  », ne met sans doute pas les préoccupations commerciales au premier plan, mais il en a  dans les calbutes – même si c’est une jolie fille qui tient la basse !….

Les vioques ou les intellos – certains cumulent - qui la dénigrent - le plus souvent sans la connaître - affirment volontiers que la musique Rock est fondamentalement mortifère, et que c’est la moindre des choses, Satan étant à la batterie….quand il ne tient pas lui même le micro. Le suicide serait un thème récurrent de la culture Rock….Tout Faux !

Ce qui est exalté , à l’origine de la culture Rock, c’est le goût du risque. La vitesse, le pari, le jeu, le flirt avec la limite, toutes choses que, pour la première fois en temps de paix, la société de consommation met massivement à la disposition des ados post war . « Race with the devil », certes, mais pour le battre ! Le teen-age rocker veut jouir vite et fort de l’existence, et ça implique des risques. La course de voitures de «  Rebelles sans cause », dont «  Rock around the clock  » de Bill Haley est le générique ( premier single rock N°1 au Billboard ), la mort de son héros, James Dean, sur la route de Salinas au volant de sa Porsche, sont des épisodes fondateurs de la culture rock.

Le danger fait la vie passionnante. Le jeu rend la fin prématurée possible, et par avance acceptée. «  Je ne vois pas chanter Satisfaction à 50 ans », disait Jagger à 20, et The Who :

«  I hope i die before i get old ( talkin’ ’bout My Generation ) » mais la mort n’est pas délibérément choisie. Flirter avec elle est un jeu où on a des chances de vaincre. Dans les années 60/70, avec la hausse du niveau de vie, les drogues chimiques remplacent la vitesse comme source de sensations fortes , mais le pari est le même : Vivre à la limite…La liste est longue des rockers qui ont perdu à ce jeu, mais ils ne le voulaient pas . Ils espéraient gagner…

 

Come join me baby in my endless sleep…

Aussi, n’y a t il guère de Rocks sur le suicide. Une exception : «  Endless sleep  » N°4 en GB en 58, par Marty Wilde ( oui, le père de la Kim si chère à Laurent Voulzy ) et repris en 61 – superbe version – par Vince Taylor et ses Plays-boys . Un des rares rocks anglais originaux des 50’, - les clones britanniques de Presley se contentant le plus souvent de reprendre les tubes américains - avec Move it, Shakin’ all over et Brand new Cadillac…..Endless sleep a fait un gros succès et , par suite, un scandale considérable, à cause des paroles. Un garçon cherche sa copine qui, après une dispute, a disparu sur la plage dans une «  dark and stormy night  »  comme écrirait Snoopy. Il voit ses traces de pas qui vont vers la mer , croit qu’elle s’y est jetée délibérément et qu’elle l’invite à la rejoindre : «  Come join me baby in my endless sleep ! » . Bien sur , ce n’est qu’une frayeur passagère, il retrouve son bébé , la sauve du

 «  sommeil éternel » et tout finit bien. Mais même si les mots « death » et « suicide » ne sont pas prononcés, les journalistes censeurs de l’époque condamnent violemment cette incitation pernicieuse au suicide adolescent…

Paroles et musique, Endless sleep est un excellente tube , mais reste un accident, rendu acceptable par sa conclusion.


Oh Gimme your hands !

Beatles et Stones, grands pourfendeurs de tabous , n’ont jamais évoqué le thème de façon ouverte. Bowie bien sur ! «  Rock’n’Roll suicide » .1972 : The rise and fall of Ziggy Stardust and the spiders from Mars. Le sommet de la carrière de Bowie – première manière – et un de disques phares de l’histoire de la pop. Rockstar tombé du ciel, Ziggy est une transposition théatrale des archétypes du Rock, d’Elvis à T-REX. Avec ses araignées martiennes – Mick Ronson, Trevor Bolder, Mick Woodmansey - il s’est souvenu de la gloire météorique de Vince Taylor – encore lui - pour résumer dans un show fracassant la trajectoire fulgurante d’un dieu éphémère, au risque de s’y perdre lui-même. Mais loin de pousser au suicide le fan qui, de cigarettes en cafés, a «  l’impression qu’on lui découpe le cerveau  » et risque de franchir la limite, la divinité provisoire se penche vers lui et l’invite à le suivre :


I’ve had my share , I’ll help you with the pain

You’re not alone

Just turn on with me and you’re not alone

Gimme your hands ‘cos you’re wonderful

Oh gimme your hands


She took the razor…

Lou Reed n’a pas de ces délicatesses, et quand Berlin – monument culte aujourd’hui – sort en 1973, le tollé est général. «  Le disque le plus déprimant de la décennie. Un désastre qui entraine l’auditeur dans un demi-monde distordu et dégénéré&nbs;!  » ( Rolling Stone ) . Un désastre certes – les ventes sont confidentielles – mais qui n’entraine pas grand monde , car les média boycottent et bien peu entendent chanter la fin de Caroline :

This is the place where she lay her head

When she went to bed at night

And this is the place where she cut her wrists

This is the room where she tooks the razor

And cut her wrists that strange and fatefull night


La petite Caroline a eu tort de suivre son Jim un peu trop loin. She’s not afraid to die, All her friend call her Alaska, She put her fist through the window pane, It was such a funny feeling….

Mais ils ont dit qu’elle n’était pas une bonne mère et sont venus lui retirer ses mômes, alors….


A l’époque, Lou Reed n’a jamais mis les pieds à Berlin, mais la ville le fascine - le titre Berlin figure déjà sur son premier album solo – comme elle fascine Bowie, alors en plein nazi trip , et qui y écrira Héroes, une de ses plus fabuleuses chansons. Il faudra 33 ans pour qu’il interprète intégralement Berlin live , devant les caméras de Julian Schnabel.


Don’t do it, don’t do it, don’t do it babe !…

Queen n’entend certes pas entrainer son public, qu’il draine par stades entiers, dans un demi-monde distordu et dégénéré, même si Brian May fait de la distorsion le plus large usage avec sa Red Special ( pardon , c’est facile) ! A la fin des 70’, le groupe apparaît comme le véritable successeur des Beatles, non seulement pour son succès monstrueux mais à cause des talents ecclectiques de ses quatre membres . Tous composent , ce qui donne une très large palette au répertoire, du hillbilly basique aux hymnes planétaires – We will rock you, We are the champions – en passant par les grands machins baroques où Mercury joue les Farinelli : Bohemian Rhapsodie.

Quand sort The Game ( 80 ) Queen est au top du top. Pour la première fois il utilise un synthé - Mercury est un claviériste virtuose – et il cartonne as usual avec Crazy little thing called love et Another one bites the dust dont Michael Jackson se souviendra en écrivant Thriller. Une surprise au passage : Ce Don’t try suicide que Caroline n’a pas eu le temps d’entendre.


So you think it’s the easy way out

Think you’re gonna slash your wrists

You need help, a little bit attention, some affection, you got it !

Don’t do it babe !

Certes , ce n’est pas du Lou Reed, ni du Bowie, et la musique est surprenante. On dirait Claude François houspillant ses claudettes ou Mademoiselle Chancel invitant à sa première boom. Qui peut nous apprendre quel membre du groupe a pondu cette ritournelle pleine de bonne volonté ? Enième démonstration que les meilleurs sentiments ne suffisent pas à faire de la bonne musique….


(...)

Lithium Girl
 
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Posté par Envoyer un message privé à Pot Pot le 03/06/2008 à 20:01:01 :
haha

Posté par Envoyer un message privé à Pit Pit le 03/06/2008 à 18:42:05 :
Tonight !

Posté par Envoyer un message privé à Tate Tate le 03/06/2008 à 18:40:48 :
Mais tu comprends pas qu'il n y aura pas de 2ème partie, elle a eu une overdose lol

Posté par Envoyer un message privé à Pot Pot le 03/06/2008 à 18:39:31 :
LA 2e PARTIE !!!

Posté par Envoyer un message privé à Tate Tate le 03/06/2008 à 18:38:36 :
Même sous lithium j'en ai jamais pondu des aussi incohérents...

Posté par Envoyer un message privé à Pot Pot le 25/05/2008 à 23:36:11 :
LA 2e PARTIE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Posté par Envoyer un message privé à Tate Tate le 18/05/2008 à 16:32:38 :
Attention on a une grosse tête dans les parages...

Posté par Envoyer un message privé à Susanne Susanne le 18/05/2008 à 03:18:02 :
Pour le fond de la classe : en partant du titre "Les suicidés", l'article montre la place du suicide dans l'histoire du rock. Mais c'est vrai que l'intro est un peu confuse.

Posté par Envoyer un message privé à Tate Tate le 18/05/2008 à 01:56:04 :
J'ai rien compriiiis

Posté par Envoyer un message privé à NeonSoul NeonSoul le 14/05/2008 à 10:55:07 :
classe bravo =P

Posté par Envoyer un message privé à Pot Pot le 14/05/2008 à 02:00:31 :
Et la 2e partie ???

Posté par Envoyer un message privé à ysy ysy le 13/05/2008 à 23:11:57 :
Non avant de le lire, trouve des dates dans le nord et gère la fete de la zic sans oublier tes Néons(soules) xD

Posté par Envoyer un message privé à Pit Pit le 13/05/2008 à 18:02:07 :
Je sais pas moi, lis-le ça peut te donner des indices :-D

Posté par Envoyer un message privé à NeonSoul NeonSoul le 13/05/2008 à 16:27:28 :
Sans vouloir être désagréable, il parle de quoi cet article ?

Posté par Envoyer un message privé à Pot Pot le 12/05/2008 à 08:52:03 :
Rock n roll suicide est aussi une superbe compo, avec la grosse guitare de la fin

Posté par Envoyer un message privé à Pot Pot le 12/05/2008 à 08:37:14 :
but she's not afraid to die, all of her friends call her alaska, when she takes speed they laugh and ask her, what is in her mind - genius

Posté par Envoyer un message privé à Pot Pot le 12/05/2008 à 08:30:06 :
Je préfère la version plus rapide de "Stephanie says". Mais les lignes du refrain "call her Alaska" et "they laugh and ask her" sont vraiment géniales


 

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