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Black holes and revelations - Première écoute...
Publié par Ludwig le 20/08/2008





A quelques semaines de la sortie du prochain album de Muse, "Black Holes and revelations", j'ai pu y jeter une oreille attentive. Attention, les paragraphes qui vont suivre ont été écrits à chaud pendant ma première écoute du disque et ne constituent donc en aucun cas une critique constructive ou objective. Il ne s'agit que d'un ensemble d'impressions. Il est important de le préciser.

Dès le début de l'album, le ton semble donné. Le disque s'ouvre sur un "Take a bow" assez electro, pour ne pas dire presque disco. Enfin c'est l'impression qu'il laisse. Pourtant aucun doutes, on est en terrain connu. La production change mais tous les ingrédients d'un album de Muse sont là : les envolées, les grands airs, la voix de Matthew ... Première constatation, cet album ne sera pas du goût de tout le monde. Pour ma part, ça commence plutôt bien. C'est spécial, mais ce morceau me plait. L'orientation qui semble avoir été prise sur cet opus (que nous avions déjà pu entrevoir à la sortie du single "Supermassive black hole") tend beaucoup plus vers une production électronique, loin des lignes de piano et des morceaux quasiment classiques du précédent Absolution.

Le titre suivant se nomme "Starlight". Assez passable à vrai dire, quelques bonnes idées, mais rien d'exceptionnel. En fait, les accents sont assez pop, malgré la basse mise très en avant. La ligne derrière fait penser à Bliss sur OoS en moins percutant. A ce point de l'album, une baisse de régime n'est pas forcément très bon signe .... Espérons que l'inspiration ne soit pas à mettre en cause. Vient ensuite le single déjà évoqué, Super Massive Black Hole. Ce titre a déjà été entendu depuis quelques semaines sur les radios et est disponible en téléchargement. Il avait été annoncé au départ comme sortant du lot par rapport au reste de l'album. Effectivement, la voix rappelle un peu Prince (chose assez inattendue). Beaucoup ont parlé de Millionnaire, un groupe belge qui a fait parler de lui il y a un an de celà. Nous sommes effectivement dans cet univers. On s'éloigne un peu de ce à quoi les anglais nous avaient habitué, en particulier sur ce titre où ils semblent abandonner leurs grands airs pour proposer quelque chose de plus effacé. le single n'a pas fait l'unanimité mais pour ma part je suis assez réceptif et cette écoute le confirme encore.

La 4e chanson, "Map of te problematique", vient confirmer cette impression : l'electro est très présente. Ici, on pense surtout à ce qui se faisait dans les années 80. Sans parler de New Wave, on pourrait très facilement se laisser tenter par l'idée selon laquelle Matthew a récemment beaucoup écouté de Depeche Mode. L'intro ressemble même à s'y méprendre à Enjoy the silence. Pourtant, la chanson est efficace et ne manque pas de nous rassurer ... Pour le moment ... Le 5e titre, "A soldier's Poem" ralentit encore la cadence. plus d'electro, des guitares, assez calmes au demeurant ... un peu trop; la chanson parait molle, ça fait un peu "vieille chanson de Noël" interprêtée par un crooner à deux sous ... Passable ...

On continue d'avancer. "Invincible" prend le relais. Là, le combo parait se ressaisir. Les arrangements electro commencent à reprendre leur droits et après un démarrage un peu lent, le son s'épaissit vers le milieu de la chanson. La voix s'affirme aussi; jusqu'aux deux tiers, quand la section rythmique s'imposent de nouveau et tout repart ... hormis cette ligne de guiatre un peu ridicule ... encore les frasques de Matthew qui ne peut décidément pas s'empêcher de faire le malin. L'ami Bellamy semble presque dépassé par les évènements à la voix sur la fin de la chanson ... On frôle le ridicule, c'est bien dommage.

Sur "Assassin", le son est plus gros, plus lourd, plus de guitares. Hélas, on peine à retrouver l'entrain et la flamme des Muse du début ... Cette chanson rappelle un peu Hysteria du précédent album, mais en moins percutant, sans la hargne, plus sage ... Trop sage. L'espoir renait avec "Haxo Politics", basé sur un riff plus nerveux, une voix plus affirmée. On retrouve quelques accents et quelques arrangements qui faisaient le charme d'un Origin of Symmetry. Ici, on se permet même le luxe d'une plus grande complexité, une petite richesse pas malvenue dans un album qui jusque alors parraissait trop sage et trop lissé pour être vraiment convaincant. Celle-ci est une des meilleures du disque pour le moment. "City of Delusion" lui succède. Ici, on change d'ambiance, avec son intro très "espagnole/orientale". L'influence ici est évidente, et plutôt sympathique. Finalement, il m'apparait que le groupe a cherché à diversifier un peu ses influences et sa musique. Avec un succès visiblement inégal, mais ici, le résultat est plus qu'acceptable. Guitares folk, trompettes, basse très lourde, collant tout à fait à la ligne mélodique, batterie imposante mais pas envahissante. Du très beau travail, assurément. La fin du disque rattrape plutôt les titres plus passables déjà entendus ... C'est tout de même assez hors-normes pour le groupe. Un peu déroutant ... Pas ébourrifant, mais plutôt bien.

"Hoodoo" est l'avant-dernier titre de l'opus (qui en compte 11). On reste dans une ambiance assez classique et traditionnelle. On retrouve ces accents flamenco du précédent morceau, notamment sur le début. A la moitié du morceau, le piano fait son entrée. On ne l'avait pas encore entendu, lui. Là c'est du Muse pur jus, encore ces envolées, puis le calme de nouveau pour les 40 dernières secondes. juste une voix, une guitare classique ... Ambiance ...

Et là, le délire final, "Knights of Cydonia". S'ouvrant sur des bruitages de film de SF, on replonge dans le délire Musesque dans tout ce qu'il a de plus grand (et aussi de plus ridicule). Le thème ressemble à une cavalcade, le début du titre évoque les génériques des dessins animés de la génération Club Dorothée. Je suis tenté de rire ... Electro un peu ringarde (Pas très crédible, quoique pas dénuée de charme), voix exorbitées, la section rythmique fait elle très bien son travail ... de soutien. Pas grand-chose de plus. C'est un peu dommage, surtout sachant ce dont elle serait capable. Cet emploi de l'electro et d'une production très léchée est un choix du groupe, à n'en pas douter mais c'est à se demander s'il ne sagit pas plutôt d'un prétexte, voire d'un palliatif.

Que dire à l'issue de cette première écoute ? Il me parait certain qu'il m'en faudra plusieurs autres pour vraiment pouvoir en parler (donc attendez-vous à une vraie chronique prochainement). Dans l'ensemble, il n'est pas vraiment mauvais, même plutôt bon en dépit de 2-3 titres à mon avis franchement dispensables. Au bout du compte, je ne crois pas que l'inspiration ait fait défaut au groupe (surtout sachant qu'ils ont enregistré 20 chansons pour n'en garder que 11. La durée assez réduite, 45 minutes en tout, est donc un choix délibéré).

En fait, je suis assez partagé. J'ai suffisamment dit quil serait bon que le groupe évolue et change de registre, pour éviter de sombrer dans l'auto-parodie et le ridicule. C'est chose faite ici. Comparer ce "Black Holes and Revelations" avec un OoS ou un Absolution n'a simplement aucun sens. Pourtant, si la forme a changé, le fond est absolument identique. A vrai dire, on dirait que cette nouvelle production a servi de prétexte à Bellamy pour accentuer encore son côté théatral un peu agaçant à la longue. Si le single "Supermassive Black Hole" laissait supposer quelque-chose d'un peu plus posé et moins "grandiloquent" qu'auparavant, c'est malheureusement en celà que ce titre se démarque du reste. Loin de s'assagir, le groupe semble s'être aventuré encore plus loin dans les arcanes de leur délire mégalo ... C'est d'autant plus dommage que l'ensemble démontre tout un tas d'intentions tout à fait louables. Les influences orientales et européennes traditionnelles perçues ça et là sont extrêmement raffraîchissantes et le groupe a sû malgré tout ne pas se dénaturer, en dépit la production et les arrangements qui, s'ils sont parfois un peu excessifs, ont l'immense mérite de permettre au groupe d'explorer de nouvelles pistes. Malheureusement, tout ça semble manquer quelque peu de maîtrise.

Ce qui est certain, c'est qu'il ne s'agit pas là d'un mauvais disque. Ce n'est sans doutes pas le meilleur album de Muse, mais il est d'assez bonne facture, bourré de bonnes idées. Si parfois, le groupe s'est laissé prendre à quelques pièges, ils auront au moins osé certains paris. L'ensemble est plutôt bon et c'est donc avec plaisir que je m'y replongerais ... Plaisir mais circonspection.

Ludwig
 
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Posté par Envoyer un message privé à NeonSoul NeonSoul le 12/10/2006 à 10:17:49 :
LOL ! C'est vraiment du grand n'importe quoi, j'avoue ! Je vous avais dit que cet album n'était qu'une vaste blague.

Posté par Envoyer un message privé à Pit Pit le 12/10/2006 à 00:24:11 :
Knights of Cydonia !! Vous avez vu le clip ? Il m'a bien fait rire, du coup le dernier Muse me tente bien plus, complètement délirant cette chanson même si elle aurait pu être bien plus efficace.

Posté par Envoyer un message privé à Fred Fred le 11/10/2006 à 21:59:48 :
Ca y est! J'ai enfin écouté l'album de Muse. Finalement, malgré mes craintes. Je trouve que l'album n'est pas mal. C'est vrai que ce n'est pas leur meilleur mais je me surprend à le réécouter notamment pour Take a bow et Starlight.

Posté par Envoyer un message privé à NeonSoul NeonSoul le 28/08/2006 à 15:35:44 :
Ouais ouais ouais, tu te cherches des excuses. Moi j'étais en train de rentrer de Nantes.

Posté par Envoyer un message privé à Pit Pit le 28/08/2006 à 14:57:47 :
Radiotete je fais un bloccage sur leur période récente. Les raconteurs ça a l'air bien, ça m'aurait intéressé de les voir. Mais bon, je bossais au site et les compos moi, monsieur, je ne m'amuse pas dans la gadoue !! ;p

Posté par Envoyer un message privé à NeonSoul NeonSoul le 28/08/2006 à 14:30:03 :
T'as raté Radiohead, Beck qui était énorme, et Les Raconteurs, apparamment, c'était bien énorme aussi.

Posté par Envoyer un message privé à Pit Pit le 28/08/2006 à 14:04:48 :
Ah?? Je croyais qu'ils y étaient, du coup j'hésitais à y aller. Bon, j'ai pas rater grand chose alors.

Posté par Envoyer un message privé à NeonSoul NeonSoul le 28/08/2006 à 13:23:15 :
Qu'est-ce que tu racontes ? Muse n'a jamais joué à Rock en Seine cette année ... C'était y'a deux ans.

Posté par Envoyer un message privé à Pit Pit le 26/08/2006 à 17:28:16 :
Damned c'est rock en seine en ce moment, Muse joue et je n'y vais même pas :-/

Posté par Envoyer un message privé à Pit Pit le 25/08/2006 à 19:38:40 :
Bon, je ne l'ai toujours pas écouté, il faudrait que je m'y mette ...


 

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